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Une année s'achève, une autre commence

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       Oh shit ! Que ne fut ma surprise en voyant que mon dernier article date... De janvier 2023. L'ermite a vraiment besoin de s'investir un peu plus dans ce blog. Ce fut une année extrêmement chaotique, sur énormément de plans. Personnels, sentimentaux, professionnels. Des rebondissements joyeux et des chutes libres. Autant de douleurs que de joie. J'ai probanlement plus vécu durant cette année que la précédente, pour une simple raison : je suis sorti.e plusieurs fois de ma zone de confort.  J'ai beaucoup de fierté dans tout ce que j'ai accompli cette année et je veux garder ce sentiment aussi longtemps que possible. Je compte continuer sur cette lancée pour cette nouvelle année. Guérir est un processus douloureux, mais il arrive que les bienfaits se manifestent de façon assez surprenantes. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dis : il y a encore un an, je n'aurais jamais fait ça. Ma psychologue et mes proches remarquent mon évolution et plus imp...

(hell)o darkness, it's a new year...

J'ai cette pote avec qui j'ai passé le réveillon de nouvel an qui m'a dit "les gens pensent que tout ira mieux demain mais non, les problèmes de cette année vont continuer l'année prochaine". Et ça n'aura jamais été aussi vrai aujourd'hui. Cette phrase m'a conforté dans cette hypocrisie générale qu'on a touste de souhaiter le meilleur pour les autres à chaque nouvelle année. Est-ce qu'on y croit ou c'est seulement par conformisme ? Une meilleure santé ? J'ai ri jaune quand j'ai appris qu'une mère allait bientôt partir dans l'inconnu, qu'une autre s'est trouvée une grosseur et qu'un père est parti peu après le premier janvier. Quelle bonne blague hypocrite.  La vie est dure. Mais pour certain.e.s, elle envoie des bons coup de pieds dans les culs.  Quand ma grand-mère est décédée du cancer en 2004, j'ai pris cette maladie en ennemi. J'en ai fait une affaire personnelle et je lui ai promis de lui fracass...

(re)découvrir sa ville

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Cela fait depuis septembre qu'une psychologue m'aide à regarder ma ville natale sous un autre œil que celui de mon trauma. C'est difficile pour moi de m'épanouir dans une ville que j'ai jamais considéré comme la mienne, car les habitants de mon enfance et mon adolescence n'ont cessé de me rejeter de me donner envie de m'enfuir. Chaque carrefour et placette me ramène à une période de solitude extrême, où je me sentais dans une impuissance totale. J'avais l'impression d'être l'unique ado d'Aurillac à souffrir. Souffrir de mon style, de mon homosexualité, de ma personnalité. Souffrir d'être ce que j'étais.  J'ai 26 ans et ces années de harcèlement ont été une grande partie de ma vie. Le calvaire a cessé à l'approche de mes 18 ans. Cela ne fait même pas encore dix ans. Alors oui. Les symptômes, les peurs, le trauma, sont toujours là.  Même si c'est difficile, je m'ouvre aux conseils de ma psy et j'essaie de regarde...

home shit home

 Je me souviens vaguement avoir lu une citation du style : Le foyer n'est pas une maison mais -  Quelque chose blabla. Dans le même délire de on ne choisit pas sa famille mais - quelque chose blabla. Je me demande s'il existe une citation similaire quand cela s'applique à une ville. J'ai des maux de ventre dès que je dois mettre un pieds dehors, que ce soit pour aller dans la pharmacie qui se trouve juste à côté de mon immeuble ou me rendre vers la gare qui se situe à 20 minutes à pieds. Je n'arrive pas à me résoudre à faire mes courses, jusqu'à ce que mes placards soient entièrement vides. Je suis capable, parfois, de ne pas manger une journée entière et me dire aller, demain, je vais faire mes courses . La ville a beau être en plein ravalement de façade, avec ses projets d'espace verts, de redynamiser son attractivité, de repeindre et rénover des immeubles laissés à l'abandon depuis quinze ans. Mes potes ont beau me dire que la ville est jolie, qu...

observations non scientifiques : m'éloigner des réseaux sociaux

Durant les deux dernières semaines d'août, j'avais pris la décision de m'éloigner des réseaux sociaux que je fréquente : Facebook, Twitter, Instagram, TikTok et Snapchat (rien que ça). J'étais dans un état de fatigue mentale et de détresse émotionnelle et je ressentais trop fort tout le poison qui règne sur ces plateformes. Je n'étais plus en capacité d'entendre et de lire les violences gratuites, les insultes, les débats toujours plus violents qui ne mènent nul part. J'étais épuisé.e de voir la liste des luttes grandir de plus en plus, des nouvelles de la planète qui va mal, les conflits entre les pays, les politiciens qui déçoivent toujours plus. Je ne supportais plus de voir la vie des autres, le bonheur qu'ils partagent, les sorties entre potes, en amoureux, les paysages de vacances et les bouteilles d'alcool. Je n'en pouvais plus de tout ça. Mon cerveau n'arrivait plus à contenir et gérer tout ce flux d'informations, que je lui injec...

BILAN ETE 2022 - job saisonnier et solitude se tiennent la main

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A 26 ans j'ai enfin terminé mon long chapitre sur les études supérieures. Je n'ai pas choisi BTS Communication car ce fut une révélation. Je l'ai choisi par facilité (si on peut juger ce BTS facile). On m'a dit que j'avais des capacités pour réaliser des projets de communication, alors j'ai fait confiance au jugement de cette personne et j'ai sauté le pas. Je n'avais pas d'autres options à l'époque et j'étais suffisamment optimiste pour tenter ma chance. En juin je suis donc sorti.e victorieux.se et fraichement diplômé.e de deux années de BTS compliquées. L'ambiance était loin de celle que j'avais connu durant mon année de licence à la fac et j'avais l'horrible impression d'avoir régressé dans un monde d'adolescents. Je n'y avais définitivement pas ma place, dans cette classe de jeunes adultes hormonés, ambitieux et qui avaient la sale habitude de se poignarder dans le dos. J'ai rapidement choisi de faire profi...

pourquoi c'est (pas) mieux avant

 Je n'ai pas eu une enfance heureuse. J'aurai aimé qu'il en soit autrement. Me souvenir d'événements marquants avec un sourire nostalgique. Raconter avec tendresse des petits moments de partage au soleil, des repas de famille animés, des rires refoulés sous une couette après minuit. J'aurai tellement voulu partager mon enfance heureuse autour d'une table dans un café, que mes interlocuteurs voient dans mes yeux le bonheur des années passées. Mais mon enfance ne ressemble à aucune fable heureuse et je me demande combien nous sommes à ne pas remplir les critères d'une enfance pleine de joie. Je me souviens avoir été témoin de ces moments que j'aimerai tant raconter. Je me souviens de mon corps prisonnier dans son propre espace personnel et de mon esprit prisonnier dans une autre dimension. Je portais des bouchons d'oreille et un bandeau sur les yeux, que personne ne pouvait voir. Les sons et les images étaient fugaces. Je n'étais pas dans le monde ...